martedì 24 giugno 2008

Silence sur le Net ?

Mon Petit Doigt Electronique (un beau nom pour un software!) m'a dit que depuis dimanche soir, au moins 50 personnes sont venues, ont vu, et sont reparties sans laisser de réponse aux questions que je pose dans la précédente poste : qui est le peintre du tableau joint au message? Qui est la personne représentée? Et cependant, directement à mon adresse courriel, hier soir, sous une forme un peu énigmatique mais qui ne laissait aucune place au doute, les bonnes réponses me sont parvenues, merci Pia (merci pour ne pas les avoir publiées dans un commentaire, ce qui fait que the show goes on et je reçois per courriel des messages débordants d'un humour involontaire).
A propos du blog lui-même vous êtes quelques-un(e)s à m'avoir écrit - toujours par l'intermédiaire de mon adresse courriel - que "BRAVO! J'AIME" (ça vient de France ou de Suisse) ou encore que "Brava! mi piace parecchio" (je vous laisse deviner d’où ça vient). Je suis donc portée à croire devant ma boite à courriels pleine et mon blog vide :
1/ que le système des réponses directes sur le blog par le canal des commentaires ne fonctionne pas. Dois-je préciser qu'il ne faut que cliquer sur la parole COMMENTI, un mot du vocabulaire italien certes, mais qui reste compréhensible pour l'ensemble des francophones ayant dépassé l'age de 6 ans.
et 2/ que la courtoisie (ou l'indifférence) de ceux qui n'aiment pas ce blog n'est plus un vain mot. Ai-je l'air si fragile que l'expression écrite (et néanmoins polie et mesurée je n'en doute pas) de votre désaccord me serait insupportable ? Non-non, vous pouvez y aller: "Vieillot, antique, pas de recherche graphique digne de toi (non, pas ça, ce serait presque un compliment...), pas branché pour un centime d'euro (ou encore pour un sou ad libitum) etc, etc.".

Retournons à notre tableau (qui n'a rien d'une bergerade; donc je ne ferai allusion ni aux moutons ni aux brebis). Je donne aujourd'hui 3 nouveaux indices :

- L'artiste qui l'a peint n'étant ni Ingres ni David, est parvenu à un néo-classicisme qui lui est propre (par ailleurs on le qualifie parfois de peintre du rococo tardif…) à travers d'autres maîtres que Joseph-Marie Vien ou Jacques-Louis David lui-même (qui fut le maître de Ingres).

- Je cite un passage (extrait des chroniques de l'année 1790) des Mémoires de notre mystérieux artiste comme on dit dans les pages de jeux des revues de mots croisés:

...Une de mes jouissances (...) à Rome, fut celle d'entendre de la musique, et certes, les occasions ne manquaient pas. La célèbre Banti s'y trouva pendant mon séjour. Quoiqu'elle eût chanté plusieurs fois à Paris, je ne l'avais jamais entendue, et j'eus cette jouissance à un concert qui se donna dans une galerie immense. Je ne sais pourquoi je m'étais figuré qu'elle avait une taille prodigieusement grande. Elle était au contraire très petite et fort laide, ayant une telle quantité de cheveux, que son chignon ressemblait à une crinière de cheval. Mais quelle voix! il n'en a jamais existé de pareille pour la force et l'étendue; la salle, toute grande qu'elle était, ne pouvait la contenir. Le style de son chant, je me le rappelle, était absolument le même que celui du fameux Pachiarotti…

- Le costume de la jeune femme est celui de Zaïre.

Je ne doute plus de recevoir, minimum minimorum, une cinquantaine de réponses. Votre C.

Post-scriptum (c'est le cas de le dire!): on comprend mieux la dernière phrase de l'extrait cité si j'ajoute que le portrait joint à ce post est celui de Gaspare Pachiarotti (1740-1821), l’un des derniers castrats, une voix qui rivalisait avec celles des soprani. On trouve parfois son prénom écrit Gasparo et son nom écrit Pacchierotti. Voyez dans la colonne de gauche pour des articles et des livres sur ce chanteur adoré des romaines et des vénitiemes.

Silenzio nella rete ?

Il Mio Personale Grillo Parlante (bel nome per un software!) mi ha detto che da domenica sera in poi, al meno 50 persone sono venute, hanno visto e se ne sono andate senza lasciare alcuna risposta alle domande che ponevo nel mio secondo post (ripeto: chi ha dipinto il quadro allegato al messaggio? Come si chiama la persona ivi rappresentata e qual’era il suo mestiere?). Ieri sera però, nella mia casella di posta elettronica, mi è pervenuto un messaggio pure enigmatico. Ma non ho avuto dubbi: Pia conosceva le risposte giuste! Grazie Pia per non avere mandato un commento, lasciando che l’enigma rimanesse intero ancora per un poco: and the show goes on.

A proposito di questo blog, alcune(i) di voi mi hanno scritto direttamente che « BRAVA, MI PIACE PARECCHIO » (questo dall’Italia ovviamente) e che « BRAVO ! J’AIME BIEN! » (vi lascio indovinare da dove…). Devo dunque convincermi:

1/ che il sistema delle risposte dirette sul blog (i cosìdetti “commenti”, sotto ogni mio messaggio, da clicare per comunicare con me, rispondere al post, ecc.) non funziona.

e 2/ che la cortesia (oppure l’indifferenza) di chi non apprezza questa mia fatica ha raggiunto una vetta. Appaio così debole che la lettura di un vostro giudizio negativo mi risulterebbe insopportabile? No-no! Potete sfogarvi: “è troppo antiquato, non un briciolo di modernità, niente grafica degna del tuo curriculum (no, questo no: sarebbe quasi una lode)” e così via stroncando energicamente (con garbo però, mi raccomando) questo mio tentativo…

Torniamo all’enigma, torniamo al Nostro Quadro, al Nostro (pittore), e al nostro soggetto: oggi, sentendomi in vena di generosità, vi offro tre nuovi indizi:

- il pittore non è Ingres, non è Jacques-Louis David (metto il nome per differenziarlo da David d’Angers), non ha avuto come maestro né Vien (fu il caso di David) né David (come Ingres). Sua maniera - per me alquanto neoclassica ma non sono un critico d'Arte - è chiamata da alcuni critici di tardo rococo.

- ora vi propongo un passo del suo diario (dall’anno 1790):

“…Uno dei miei godimenti (…) a Roma, fu quello di sentire della musica, e di certo gli occasioni non mancavano. La famosa Banti vi si trovava durante il mio soggiorno. Benché lei abbia ripetutamente cantato a Parigi, non l’avevo mai sentita ed ebbi questo godimento a un concerto che si diede in una stanza immense. Non so perché me la immaginai di un’altezza prodigiosa. Al contrario, era piccolissima e molto brutta, avendo una quantità di capelli tale che la sua crocchia assomigliava alla crinera di un cavallo. Ma la voce! Non fu mai una simile per la potenza e per l’estensione della tessitura; la sala, per vastissima che fosse, non la poteva contenere. Lo stile del suo canto, me lo ricordo, era esattamente lo stesso di quello del celebre Pachiarotti…”

- il costume della donna dipinta è quello che adoperò nel ruolo di Zaire.

Ora non dubito di ricevere un sacco di risposte, per lo meno 50. Vostra C.

Postscriptum: si capisce meglio la fine della citazione se aggiungo che Pachiarotti (1740-1821) fu uno degli ultimi castrati. Il suo nome si trova riferito tal volta Gaspare, tal altra Gasparo. Il suo cognome si trova anche scritto con la grafia Pacchierotti. Vedete nella parte sinistra dello schermo, i riferimenti per alcuni articoli e libri su questo cantante.

4 commenti:

Pugistyle ha detto...

Hum... Je dirais Élisabeth Louise Vigée-Lebrun, non ?

Anonimo ha detto...

Bonjourno Claire,

Je ne sais pas qui est cette ravissante personne, mais je finirai bien par le savoir.....
Mon petit doigt me le dit.....et il ne se trompe jamais....

Lionel

Lionel Le blogger Trotter ha detto...

Bonjour Claire,
Encore un petit passage en Italie...
Quelle culture !!!!
J'en suis tout époustoufifié !!!
J'en arrive à me demander si je vais être capable de tout retenir !!
Les tableaux sont magnifiques, les explications sont claires; mais alors il faudrait des cours particuliers à haut régime pour rassembler touts ces informations.
Et que dire encore du temps qu'il me faudrait pour tenter d'élucider quelque énigme... Houlà...
Très bien monté...ton blog
Bises fleuries

Pierre ha detto...

Je trouve aussi ces peintures superbes, mais par contre je suis complètement inculte dans ce domaine des arts. J'apprendrai donc à votre contact !
Amitiés