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mercoledì 16 luglio 2008

Avisse à la Population !



Avisse ! Mon bloggue fait la sieste!

J'en suis désolée, et Christophe aussi (merci Chris de ton attention vigilante). Un peu de patience: pour trois ou quatre jours encore, à part une nouvelle énigme, pas de suite aux réponses à l'énigme numéro 1, pas de réveil de la belle Elisa...

Merci à Frédéric V. de m'encourager, de faire lire ce blog, et de le rendre vivant par le dialogue...

Et je dois encore poster la version italienne de ma précédente réponse ! Et la version italienne de cet avissse ! Ah ! Je sens que je SURBOOKE ! (ne m'est-il pas permis parfois de parler comme l'élite de la Mode et de la Comme ? ou de la Com... mais je préfère écrire Comme).

Eh bien, cette poste apportera à Paolo et à tous les Adorateurs du Cid de Corneille (ils sont non pas une secte mais une multitude timide) quelques précisions indispensables sur le transfert immatériel en Italie de l'imago littéraire française de l'immortel héros espagnol (ici je m'inspire, si, si, d'un article d'une revue psycho-littéraire des années '70). Pour dire les choses en évitant tout charabia, galimatia et amphigouri, (soyons simples) il s'agit de vous informer sur l'existence de traductions du Cid de Corneille en italien (tradocs ? traducs ? trads ? N'y a-t-il parmi vous un traducteur pour m'aider à être plus concise ?).

Et d'abord, une note préliminaire pour d'éventuels lecteurs anglophones et/ou amateurs d'opéra: il existe une version anglaise du Cid par Roscoe Mongan et il existe aussi une version musicale de la tragédie, composée à la fin du 19ème siècle par Jules Massenet et dont le livret est en français. Voir la media-bibliographie pour Le Cid.
Cette poste, commenterez-vous plus tard, n'est grosso modo qu'une suite de ma réponse à Paolo. Eh oui, Paolo trépigne et se ronge dans son ermitage. Lequel refuge apuan (sur les Alpes Apuanes), privé d'un autel à Adéessèle - très jeune déesse universellement encensée - est hélas pourvu de TéléphonePortable (un dieu un peu moins neuf mais non moins exigeant, et, comme dit son nom, transportable) ce qui fait que j'ai, quasiment chaque soir que nous fait le vieux Chronos (un dieu peu aimé celui-là), un p'ti message cidesque et surtout montalien sur mon répondeur: il est temps de mettre fin à ce drame dans le drame.
C'est fait, mon Paolo, quand ton copain castelnuovien (de Castelnuovo) ouvrira mon blog (comme chaque soir suivant tes ordres), il te préviendra (par signaux de fumée?) et tu descendras au village, et tu sauras tout. Comme c'est bon d'être à ce point désirée... Voici la bonne nouvelle: la trad de notre caro Eugénio est dispo (j'essaye d'aller vite) par le moyen d'un échange entre la bibliothèque centrale de ta ville et la bibliothèque d'Empoli, charmante cité non lointaine de Pise, (l'échange pourrait avoir lieu aussi avec Matera). Les bibliothèques de Viareggio, Pietrasanta, Lucca et Livourne ne la possèdent pas. Dans quelques jours, une fois rentré chez toi, sans songer à défaire tes bagages... peut-être (sans doute) prendras-tu même le train pour Empoli.
Pour te consoler de ma lenteur à accomplir cette recherche, voici une cerise que je dépose sur le gâteau: il existe un article de Silvia et Cecilia Rizza dans le numéro 121 de la Revue "Studi Francesi", fascicule 1, dont le titre à lui seul équivaut pour toi, j'en suis convaincue, à un billet d'aller simple pour le paradis: "Eugénio Montale traduce Il Cid" (sans date), (pour les intégristes de la francophonie Eugenio Montale traduit Le Cid). Ce trésor oublié gît sans doute inviolé depuis quelques décennies dans la poussière de la Bibliothèque Centrale de Turin mais il peut aussi faire l'objet d'un échange entre bibliothèques.

Retournant à ma media-bibliographie sur Le Cid, tous les lecteurs auront sûrement (!) remarqué des changements: je l'ai complétée grâce à mes nombreuses visites dans les bibliothèques de Lucca, Viareggio et Pietrasanta, Livourne. J'y ai trouvé trace de quelques traductions et d'un texte peut-être original:

- de 1798, Il Cid, tragédie, traduite par G. Greatti,
- de 1813-1821, Il Cid de G. Bettin Roselli (celui-ci pourrait être un texte original ou bien une traduction de l'espagnol ou du français),
-- de 1916, Il Cid, tragédie en cinq actes, traduite en vers italiens par P. Dalle Grave.
(Second avis à la population: à partir de maintenant, je n'assure plus la recherche des textes que je cite dans ce bloggue !)

Procédons. J'ai trouvé aussi une traduction plus moderne, en alexandrins (vers de douze pieds), de Ugo Dettore, qui a traduit jusqu'au titre : Il Sid ! Ugo Dettore - à peu près la même génération que Montale, ligurien comme Montale - était romancier, traducteur en italien des classiques et des modernes français et anglais... et parapsychologue. Il n'a pas fait comme il caro nostro Eugenio, il s'est foulé, lui, et ma foi, ses vers sont beaux et musicaux alors que ceux de la dernière traduction trouvée (soi-disant la plus récente mais j'ai un doute sérieux...) sont d'un certain Anonyme, publiés "a cura di" (par les soins de) Guido Davico BONINO et, qu'on me pardonne, pour moi ils ne valent pas tripette. Je vous en fais juges subito, infra, avec des extraits des travaux de Dettore et de l'Anonyme:

1/ Traduction anonyme a cura di Guido Davico BONINO:
a - passage de l'Acte 4 scène 3: "...cette obscure clarté..."

"...All'oscuro chiarore, che dalle stelle irraggia
Trenta vele scorgiamo, che la marea sospinge,
E' un'onda che s'inarca: e per sforzo comune
I Mori e il mare salgono sino al confin del porto.
Li lasciamo passare: tutto a lor sembra calmo..."

b - passage de l'Acte 3 scène 3: "... pleurez, pleurez mes yeux..."

"...Piangete, occhi, piangete sino a stemprarvi in lacrime,
Metà della mia vita l'altra metà ha sepolto..."


2/ Traduction de Ugo DETTORE:
a - premier passage:

"... Nell'incerto chiarore che cade dalle stelle
Infin con la marea, vediamo trenta vele;
Sotto, l'onda si gonfia e, con comune sforzo,
I Mori e la marea giungono fino al porto.
Li lasciamo passare; tutto sembra tranquillo;
Nessun veglia sul porto; nessuno sulle mura..."

b - second passage:

"...Piangete, occhi, piangete, discioglietevi in acqua!
Metà della mia vita spense l'altra metà
E mi fa vendicare, in quest'ora funesta
Quella che non ho più, su quella che mi resta..."


Comme vous l'aurez certainement noté, l'Anonyme traducteur (je dirais volontiers l'innommé (1) comme Manzoni) ne respecte même pas la forme alexandrine... (12 pieds, ma foi c’est un minimum si on prétend versifier Corneille) e va joyeusement jusqu'à 17 pieds. Pourquoi pas un millepattes? J'ai l'impression que cette traduction est tout simplement un remaniement d'une traduction plus ancienne, peut-être celle de Dalle Grave.
Quand à Eugenio, nous le savons, pour être Nobel de Littérature on n’en est pas moins capricieux (ou paresseux) et sa traduction est en prose… pour un prix Nobel de Poésie ça la fiche un peu mal; dis-moi ton opinion, Paolo, tu sais qu'en cas d'urgence: ciak! je modère.
Votre C.

(1) L'innominato (l'innommé) est le méchant dans le très populaire roman d'Alessandro Manzoni "I Promessi Sposi" (Les Fiançés) écrit entre 1821 et 1842.


Udite, Udite !


SI, mio bloggue fa un pisolino…

Ne sono desolata e pure Christophe (ma grazie comunque, Chris, per la tua durevole attenzione ). Un attimo di pazienza: ancora tre o quattro giorni senza il seguito delle mie glosse sull’enigma numero uno, senza svegliare Elisa… ci sarà però l'enigma numero 2.

Grazie anche a Frédéric V. per gli incoraggiamenti, per far leggere le mie poste nel proprio circolo, insomma per rendere vivo questo spazio… Ma devo ancora impostare questa versione italiana: soooono in ritardo! …SOOO-NOOO STREEEE-SSSAAAA-TA!

Mi consola l’idea che questa posta porterà a Paolo un po’ di gioia (a Paolo e alla timida folla dei fan del Cid di Pierre de Corneille). Devo a questi miei lettori (si, si, al plurale) alcune precisazioni sulle diverse traduzioni del Cid in italiano.

Prima di iniziare, però, due informazioni da completare con la media-blibliografia dedicata al Cid: 1/ per eventuali lettori anglofoni: esiste una traduzione in inglese del Cid, non versificata, ma sembra alquanto poetica ad opera di Roscoe Mongan2/ e per gli amanti della lirica: esiste un’opera lirica sul Cid: musica di Jules Massenet (libretto in francese di Louis Gallet, Édouard Blau e Adolphe d'Ennery) .

Ora questa posta, mi direte, non è altro che il seguito della mia precedente risposta a Paolo che trepida nel suo rifugio apuano nell’attesa d’informazioni sull'opera del Montale e sulla traduzione che questo genio della letteratura non disdegnò di fare dal Cid francese. E’ vero, ma bisogna pur dirlo, nel suo eremo, Paolo non giova della presenza e dei favori della giovane dea Adiessele, ma solamente di quelli del meno giovane dio Cellulare (perciò quasi ogni sera trovo sulla mia segreteria telefonica un messaggino cidesco, ma soprattutto montaliano). Bisogna mettere fine a questo drama nel drama... Va tutto bene, Paolo mio, quando tuo amico di Castelnuovo aprirà questa sera (come glielo hai imposto) il mio bloggue, ti chiamerà (forse con qualche segnale di fumo ?), scenderai della tua capanna alpina, e saprai tutto. Mi sta bene essere stata così desiderata…

Ecco: la traduzione del Cid di Eugenio Montale è disponibile per mezzo di uno scambio tra biblioteche. In Toscana, solo la biblioteca di Empoli, e nel Meridione quella di Matera, possiedono il volume, quindi solamente esse potrebbero mandarlo alla biblioteca della tua città. Ancora più semplice (!), alla fine del tuo soggiorno alpino, senza disfare le valigie, potresti prendere il treno per Empoli… (Mi sa che lo farai !!!).
E per farmi perdonare la mia lentezza nella ricerca di un testo da te così a lungo sospirato, aggiungo sulla torta una gustosa ciliegia: esiste un articolo di Silvia Rizza e Cecilia Rizza nel numéro 121 della rivista "Studi Francesi", il cui titolo, ne sono convinta, equivale per te ad un’andata sola per un terrestre paradiso: "Eugenio Montale traduce Il Cid" (senza data). Questo tesoro nascosto si trova nella Biblioteca Centrale di Torino e può anche essere oggetto di uno scambio tra biblioteche.

Tornando alla media-bibliografia sul Cid, non dubito che tutti i lettori notino dei cambiamenti. In effetti, in aggiunta al testo di Montale, ho trovato traccia di testi antichi e di traduzioni più moderne:

- nel 1798, Il Cid, Tragedia, tradotto da G. Greatti,
- nel 1813-1821, Il Cid di G. Bettin Roselli (non sono sicura che questa sia una traduzione dal francese Corneille, potrebbe essere opera originale oppure traduzioni di un testo spagnolo),
- nel 1916, Il Cid, tragedia in cinque atti, tradotta in versi italiani da P. Dalle Grave.
Ora non mi chiedete, cari lettori, di ricercare questi testi che giacciono probabilmente sugli scaffali polverosi di qualche biblioteca Centrale o Nazionale. Dopo tutto, vi divertirebbe farla, questa ricerca, non vi pare ?

Passiamo ai testi moderni: nei miei viaggi nelle biblioteche della Toscana Marittima (Lucca, Pisa, Livorno, Pietrasanta e Viareggio) ho trovato due testi novecenteschi:
- una traduzione in dodecasillabi di Ugo Dettore, che tradusse fino al titolo: Il Sid ! Il Dettore, ligure come Montale e della stessa generazione, fu scrittore, traduttore di autori classici e moderni inglesi e francesi e… parapsicologo. Non usò il metodo del Nostro Eugenio e si diede molta pena versificando qualche migliaia di versi per la sua traduzione che ritengo fluida e musicale. Si conoscono varie edizioni di questo lavoro poetico (vedi la media-bibliografia).-L’ultima traduzione rimane anonima - anch'essa pubblicata più volte, sempre “a cura di Guido Davico Bonino" - ciò che mi fa pensare ad un rimaneggiamento da parte del Bonino di un testo più antico (forse quello di P. Della Grave). Per me questa versione suona male e procede pesantemente. Ecco due brevi passi per una prima valutazione:


1/ Traduzione anonima a cura di Guido Davico BONINO:
a - passo dell’Atto 4 scena 3: "...cette obscure clarté..." (il Cid racconta sua battaglia al suo re)

"...All'oscuro chiarore, che dalle stelle irraggia
Trenta vele scorgiamo, che la marea sospinge,
E' un'onda che s'inarca: e per sforzo comune
I Mori e il mare salgono sino al confin del porto.
Li lasciamo passare: tutto a lor sembra calmo..."

b - passo dell’Atto 3 scena 3: "... pleurez, pleurez mes yeux..." (lamento di Chimena)

"...Piangete, occhi, piangete sino a stemprarvi in lacrime
Metà della mia vita l'altra metà ha sepolto..."

2/ Traduzione di Ugo DETTORE:

a - primo passo :

"... Nell'incerto chiarore che cade dalle stelle
Infin con la marea, vediamo trenta vele;
Sotto, l'onda si gonfia e, con comune sforzo,
I Mori e la marea giungono fino al porto.
Li lasciamo passare; tutto sembra tranquillo;
Nessun veglia sul porto; nessuno sulle mura..."

b - secondo passo :

"...Piangete, occhi, piangete, discioglietevi in acqua!
Metà della mia vita spense l'altra metà
E mi fa vendicare, in quest'ora funesta
Quella che non ho più, su quella che mi resta..."

Avrete notato che l’Anonimo traduttore (possiamo chiamarlo forse l'innominato ?) non rispetta la forma dodecasillabica e va allegramente fino a 17 sillabi. Perché allora non lavorare sul principio di una prosa poetica, come Montale ?
Fammi sapere liberamente, Paolo, la tua opinione… sai che nei casi gravi (incandescenza, aggressioni, ecc.) posso sempre moderare…
Vostra C.

sabato 5 luglio 2008

Réponses éparses...


Je réponds à divers commentaires et commentateurs... (dit-on aussi "commentatrices" ? La réponse est oui ! Notons que jusqu'à présent il y a une minorité de commentatrice, une parole que j'écris au singulier car il n'y en a qu'une seule). Il ne s'agit plus ici des réponses à l'énigme proposée mais de mes commentaires à vos commentaires (vous pouvez consulter ces derniers en cliquant sur la parole "commenti" au bas des postes) déposés sur le bloggue; et non sur la blague, ceci pour Paolo qui voudrait...

1/ mettre la main sur cette oeuvre méconnue de son vénéré Eugenio Montale, la traduction du Cid (voir la media-bibliographie du Cid et le message signé de Paolo) et

2/ pouvoir à travers ce bloggue ironiser à son gré sur les saints et sur les démons de la littérature italienne du XXIème siècle.

Hélas!... non, deux fois, Paolo:

1/ je cherche encore ces Cid italiques: le jeune et fringant Cid de la Maison d'Edition Rizzoli et celui plus chenu de l'Einaudi (je te précise que le travail de notre caro Eugenio n'est pas une traduction en vers) et c'est aussi pourquoi j'ai retardé ma réponse. Pour le moment: nada (!).

2/ et pour ce qui concerne les deux autres messages de notre fan de Montale, j'ai usé de mon droit de maîtresse du bloggue et je les ai modérés. Ah! Qu'en termes galants ces choses-la sont dites! ...modérés... de modérer, verbe antique, modeste et modérateur... est devenu un mot tout moderne et netwebbien qui, en ces jours radieux de notre civilisation bloguale (j'ai pas écrit globale) exprime allègrement que : les (disons-le franchement) féroces messages de Paolo, je les ai rejetés, zigouillés, jetés, repoussés, poussés dehors, chassés, écartés, éliminés, exclus, éloignés, expulsés, guillotinés, éjectés, bref refusés et mon dico me propose bien d'autres termes parmis lesquels vomis mais je n'irai pas jusque là vu qu'ils m'ont bien fait rire. Un salut bien cordial, Paolo. Reviens vite.


Réponses au message de S.R. (un salut à Rosalinda en même temps):

1/ Oui: je connais cette traduction en anglais des Mémoires d'Elisabeth Vigée-Lebrun, elle est accessible sur le net et j'en mettrai l'adresse dans une nouvelle media-bibliographie que je prépare pour cette... peintresse? peintrice? peinteuse? (ici décidément le mot n'existe pas encore au féminin), en même temps qu'une brève biographie que je rédige en ces jours-ci (disons en ces nuits-ci).

2/ Non... ou bien peut-être: l'auteur de cette traduction que certains (sur internet) disent rigoureuse et d'autres disent inspirée (mais peut-elle être à la fois les deux? me demande-je) n'est pas Lytton Strachey, l'écrivain passablement connu mais Lionel Strachey, un poète et traducteur beaucoup moins fameux. Etait-il parent de Lytton l'écrivain, de Julia elle aussi écrivain, de James psychanalyste et écrivain, tous littérairement et biologiquement apparentés ? C'est ce que je ne saurais dire et j'attends des lectrices et des lecteurs de ce bloggue qu'ils nous éclairent, s'ils le peuvent.

Mon commentaire pour Lionel: on arrive un peu tard pour l'énigme, hein? mais mieux vaut tard... (etc) et je t'accueille sur mon bloggue cordialissimement. Ton bonjourno tout languedocien me réchaufferait bien, s'il ne faisait déjà une chaleur d'enfer dans la plaine lucquoise.

Cher Roberto G., que mon bloggue soit "botulantien", selon ton expression que je traduis comme je peux de l'italien vu que la parole n'existe ni en français, ni en italien ni dans aucun des dialectes de la péninsule (pas même en piémontais!), me renverse. J'ai fait le tour des autres vocabulaires disponibles et, à part la référence au "botulisme" (que tu compares mon bloggue à cette maladie parfois mortelle je le veux bien mais est-ce rigoureusement ta pensée?) je n'ai trouvé pour pénétrer le (ou les) sens de cette parole que mon vieux Benoist & Goelzer (Tome 1 : Latin-Français) où "Botulus" = boudin; "Botularius" = marchand de boudin et de saucisses!! Il va falloir que tu m'expliques au plus vite, Roberto, ce mystère abyssal: comment en es-tu arrivé, après des décennies d'enthousiasme exclusif pour l'Histoire de la FIAT et de la FERRARI, à parler latin sur mon bloggue ?!?

Retour à Lionel : je suis contente que tu laisses tes commentaires sur mon blog, et surtout que tu en lises les articles CA ME FAIT TRES PLAISIR, mais le problème c'est que tu les mettes au bas de textes vieux d'une semaine-dix jours.... bon, pas grave: je sais bien moi où sont tes commentaires... j'irai régulièrement les repêcher. Ca me fait plaisir aussi que tu me dises que je suis claire... Sans jeu de mot; mes mots, ce troupeau indocile... je ne peux pas toujours les faire jouer, il faut bien aussi qu'ils travaillent !

Principalement pour Paolo, mais aussi pour tous les médecins légistes - si appréciés des médias télévisuels - et enfin pour tous ceux dont l'âme vibre devant les oeuvres de l'horror, j'affiche en tète de cette poste un tableau du peintre Adolphe Roehn (1780-1867), illustre inconnu et-ça-vaut-mieux-comme-ça à-ce-qu'il-me-semble mais vous pouvez librement exprimer votre désaccord. Ce chef-d'oeuvre que l'univers entier nous envie fut peint en 1809. On ne quitte pas l'aire (ni l'ère) napoléonienne car le tableau représente Vivant-Denon remettant dans leur tombeau les restes du Cid et de Chimène.

"Qu'est-ce que c'est encore kceubaaazzzaar...???"; je vous entends déjà incivilement penser, de si loin que vous serez.

Un brin d'explication (utile comme persil en salade): Dominique Vivant, baron Denon, peintre et ami de Napoléon (il accepta de l'accompagner en Egypte et c'était bien courageux vu le nombre élevé de morts au bilan final de l'expédition) fut chargé par Bonaparte Premier Consul, en 1800, d'organiser le Musée central de la République, qui devient sous l'Empire le Musée Napoléon (normal) puis sous la Restauration le Musée Royal, etc et ainsi de suite, car au gré des changements politiques il a eu beaucoup de noms (tous avatars de l'actuel Musée du Louvre). Parmi les missions dont Vivant Denon fut chargé et qu'il accomplit avec un zèle rarement égalé, il y eut celles d'aller voir sur place dans les territoires conquis par nos splendides troupes quelles oeuvres d'art pourraient convenir à ce glorieux (mais un peu vide ?) Musée. Après que Denon eut fait ses choix, hop, ni vu ni connu... les oeuvres étaient évaluées - le moins cher possible - inscrites comme partie de l'impot de guerre dû au vainqueur par les populations des territoires occupés, emballées dans la foulée et expédiées illico presto à Paris). 1808-1809, donc, Napoléon pense très fort à l'Espagne et dans ses bagages... surprise! Qui voilà ? Voici Vivant Denon. Lequel, outre son goût pour la peinture avait aussi une forte attirance pour les os (j'ai pas écrit les eaux) et surtout (mais pas seulement) pour les vieux os. Tous les goûts sont dans la nature comme disaient Bouvard et Pécuchet et bien d'autres avant et après eux; il y a des types qui vibrent pour de jeunes chairs, y’en a d’autres… bref, ne nous égarons pas... Nous "surprenons" ici le baron Denon tripotant les os de Chimène (ce qui en reste après huit siècles). Je ne crois pas que ce chef-d'oeuvre soit très souvent exposé aux regards de la foule mais j'imagine qu'après avoir enchanté quelques générations il puisse paisiblement dormir dans une réserve du Département des Peintures du Musée du Louvre (Le nouveau directeur, à la fin d'une journée frénétique: "Hep, Machin! Demain matin enlevez-moi la Joconde. On met Roehn, ce génial précurseur de l'hyper-réalisme, à sa place. « Dynamiser le regard du public », c'est la dernière circulaire du ministère."). Humm. Et Adolphe, par dessus le marché! Ca fait peintre énormément maudit.
Le reste est littérature ou plutot fiche historico-explicative:

"La scène se déroule dans une chapelle du monastère du San Pedro de Cardena, près de Burgos, abritant un tombeau dont la face visible comporte une inscription : D. JIMENA DIAZ, MUGER DEL CID, NIETA DEL REY D. ALONSO, EL. V. DE LEON. (Dame Ximena Diaz, femme du Cid, nièce du roi de Léon, le seigneur Alonso, cinquième de ce nom). Penché sur le sarcophage ouvert, Vivant Denon s'apprête à y déposer un crâne. Son compagnon de voyage, le peintre strasbourgeois Benjamin Zix, agenouillé derrière lui, tend une poignée d'ossements; la vue d'ensemble de la chapelle est reprise presque textuellement de la composition d'une aquarelle de Zix: Denon replaçant les ossements du Cid dans son tombeau, (Strasbourg, Musée des Beaux-Arts) exécutée d'après une esquisse réalisée in situ: (A. E. Fragonard: Denon replaçant les ossements du Cid dans son tombeau (toujours plus original - n.d.r.), Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer). Le tableau de Roehn déforme la réalité historique (biiiin ? c'est pas Staline qui a inventé la méthode, alors - n.d.r.). En effet, lorsque Denon séjourna en Espagne en compagnie de Zix, au cours de l'hiver 1808-1809, les restes du Cid et de Chimène ne se trouvaient plus à San Pedro de Cardena. La sépulture venait d'être violée par des soldats français (charmante tradition d'0rigine archaique, largement pratiquée au cours des siècles par les individus regroupés au sein d'une armée; elle avait généralement pour finalité un projet commercial focalisé sur la joaillerie ancienne - n.d.r. -) et le général Thiébault avait fait édifier à Burgos même un nouveau tombeau. On y avait déposé les illustres ossements, dont seul Denon put recueillir quelques fragments, qu'il conserva avec des reliques d'autres héros de l'Histoire auxquels il portait un grand intérêt: Héloïse et Abélard, Agnès Sorel, Iñès de Castro, Henri IV, Turenne, Molière, La Fontaine, Voltaire, Desaix et Napoléon (Desaix ! Bonaparte ! Ses copains de l'Expédition d'Egypte et des Campagnes d'Italie ! Gracieuse collection. - n.d.r. -) "

Horrors,
et faux-culs, en plus.
Et les yeux de Chimène ?
Je me souviens encore de ces deux vers: "...Pleurez, pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau! /La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau...".
Le reste n'est rien, ou a bien peu d'importance.
Votre C.

Risposte sparse...

Riparto dagli ultimi commenti dei visitatori e delle visitatrici (da notare une decisa minoranza di commenti provenienti dal sesso gentile). Non si tratta più in questa posta delle risposte all’enigma numero 1, ma dei miei commenti (e risposte) ai vostri commenti pubblicati su questo bloggue, e non blague (che in francese significa barzelletta), questa ultima osservazione per Paolo che vorrebbe…

1 / Mettere mano ad un’analisi critica di quest’opera poco conosciuta del suo venerato Eugenio Montale: la traduzione del Cid di Corneille. (vedere la media-bibliographie del Cid e il commento di Paolo nella precedente posta).
2/ Schernire tramite questo bloggue demiurghi e demoni della letteratura italiana d’oggi (e particolarmente quelli in qualche modo legati alla gloriosa Normale)

Ahimé, no, due volte no, Paolo:
1/ Cerco ancora questi italici Cid: il giovane e sfavillante Cid della Rizzoli e quello più canuto dell’Einaudi, fatica del caro Eugenio Montale che, ti avverto, non è una traduzione versificata bensì un testo in prosa. Non ho ancora trovato niente (nada per rimanere nell’ispanità) e perciò ho rimandato a lungo le mie risposte.
2/ Per altri due commenti del nostro Paolo (fan sfegatato di Montale) ho usato il mio diritto di dueña del proprio bloggue e li ho “moderati”.
Parola graziosa moderare, non è vero? Parola antica, modesta e moderata che approfittando della bloggalità (nonché della globalità), improvvisamente ha cambiato maschera ed è diventata moderna, netwebbiana e un tantino impietosa. Ora esprime allegramente che i tuoi commenti ferini, caro Paolo, sono stati spostasti, rimossi, scostati, portati via, staccati, strappati, tirati fuori, fatti uscire, sottratti, detratti, asportati, dedotti, defalcati, sequestrati, confiscati, cancellati, eliminati, annullati, depennati, aboliti, abrogati, e, aggiungerei, guillotinati... I migliori vocabolari mi propongono altri sinonimi, e tra questi la parola vomitati che scarto perché, infatti, questi due commenti mi hanno fatto francamente ridere. Un cordiale saluto, Paolo, torna presto…

Riposte al commento di S.R. (insieme ad un cordiale saluto a Rosalinda):
1/ Si. Conosco questa traduzione in inglese delle Memorie della pittrice Elisabeth Vigée-Lebrun; sono su Internet e ne inserirò l’indirizzo web in una nuova media-bibliografia che preparo per questa dotata (ma contestata) pittrice. Tra luce e buio c’è solo 24 ore in un giorno !
2/ No. Oppure forse… l’autore della traduzione, dichiarata (su Internet) talvolta rigorosa talaltra ispirata (mi chiedo se il testo può avere queste due qualità insieme) non è Lytton Strachey – scrittore assai famoso – ma Lionel Strachey, poeta e traduttore molto, ma molto meno celebre. Era Lionel parente di Lytton, di Julia (scrittrice) e di James (psicanalista e scrittore) Strachey, tutti e tre biologicamente e culturalmente apparentati ? Non lo saprei dire, e aspetto l’illuminazione dai lettori e lettrici di questa pagina.

Mio commento per Lionel N.: non sei un po’ in ritardo per la soluzione dell’enigma ? No ? Meglio tardo che mai si dice ed è vero... tutto sommato, ti sei appassionato e mi fa piacere… Ti accolgo cordialissimamente. Il tuo bonjourno tutto odoroso dei profumi del Languedoc mi avrebbe piacevolmente riscaldato ma la pianura lucchese e Viareggio sono già un'anticamera dell’inferno. Lascia i tuoi commenti abbinati all’ultima posta, Lionel; non sempre mi viene in mente di cercarli sotto una posta vecchia di 10-15 giorni, quindi mi potrebbero sfuggire… e sarebbe peccato.

Caro Roberto G., che questo mio bloggue sia “botulantiano” come scrivi, mi dà da pensare… la parola non esiste in nessuna lingua romanza e in nessun dialetto italiano. Che volevi alludere al botulismo, malattia talvolta mortale ? Oppure risalire al latino dove, dopo consultazione del mio vecchio Benoist & Goelzer Volume 1 : Latin-Français, "Botulus" = salciccia e "Botularius" = venditore di salcicce ? Mi dovrai spiegare, caro Roberto, quest’abissale mistero: tu, che a lungo hai dimostrato entusiasmo quasi solamente per le gesta della Fiat, come mai hai deciso di scrivere in latino su questo bloggue ?

Ora, principalmente per Paolo, ma anche per i medici anatomisti – così benvoluti dai media televisivi - ed infine per l’anima di tutti quanti vibrano davanti alle opere di horror, ho illustrato questa posta con un’opera del pittore Adolphe Roehn (1780-1867) illustre sconosciuto e-meglio-così ma potete dissentire liberamente. Tale capolavoro fu eseguito nel 1809. Rimaniamo nei tempi napoleonici: il quadro rappresenta Vivant-Denon remettant dans leur tombeau les restes du Cid et de Chimène. Cooooos’èèèèèèèèèè ? Che significa ? O come si dice in Provenza: kèzako ? (què es acco?) Vi sento dubitare, sebbene che siete lontani, o forse per quello.

Proviamo con un pizzico di logica.
1/ In italiano il titolo sarebbe: “Vivant-Denon rimettendo nelle loro tombe le ossa del Cid e di Chimena”. In francese non si dice “les os” (le ossa) ma “les restes” (gli avanzi)... beeh...
2/ Un po’ di storia della pittura : Dominique Vivant, barone Denon, fu pittore e amico di Napoleone Buonaparte ed accettò di seguirlo in Egitto (1798-1801) per elencare i monumenti antichi del paese. Fu una scelta coraggiosa, considerando che la Spedizione egiziana si dimostrò alquanto impreparata: nel bilancio finale il numero dei morti risultò elevatissimo. Bonaparte Primo Console (niente più "u" da quando tornò a Parigi nel 1799) incaricò Vivant-Denon di organizzare il Museo Centrale della Repubblica nel 1800; questo museo divenne, appena proclamato l’Impero (1804), il Museo Napoleone (normale!) e in seguito con la Restaurazione borbonica fu chiamato Museo Reale, e così via ad libitum secondo i numerosi cambiamenti politici che la Francia visse durante l’Ottocento. Questo museo non è altro che il Museo del Louvre.

Tra i compiti che Vivant-Denon eseguì con ineguagliato zelo, ci fu quello di recarsi nei territori conquistati dall’esercito repubblicano-consolare-imperiale per inventariare le opere d’Arte in grado di convenire al nascente, ma un po’ disabitato, museo. Dopo di che Denon (presto diventato barone dell’Impero – scrivendo questo mi sembra di raccontare un gioco di ruolo per adolescenti), toh ! valutava le opere elencate, le registrava come parte dell’imposta dovuta al vincitore (secondo aposito decreto del vincitore), le faceva imballare accuratamente e mandare illico presto nei magazzini museali di Parigi.
1808-1809, dunque, Napoleone pensa molto alla calda e bella Spagna, e si reca a Madrid con un seguito di alcune migliaia di soldati. Nei furgoni dell’esercito (sorpresa !) c’è Dominique Vivant-Denon. Il quale, oltre ad un’inclinazione naturale per la pittura, amava molto le ossa, e soprattutto (ma non esclusivamente) le vecchie ossa… De gustibus non est disputandum dicevano saggiamente i latini. Perciò “sorprendiamo” in questo quadro il Nostro palpeggiando il teschio della povera Chimena o per meglio dire, ciò che ne rimaneva dopo otto secoli.

Non riesco a credere che questo capolavoro sia stato esposto nelle sale del Louvre per lungo tempo. Forse dopo aver incantato una generazione (contemporanea della Direzione di Vivant-Denon), dormì pacificamente in un magazzino del Reparto dei Quadri. Un pittore che si chiamava Adolfo, per di più; suona male... suona…pittore maledetto…

Il resto, lo spiega la scheda del quadro:
"La scena si svolge in una cappella del monastero di San Pedro de Cardena, nei pressi di Burgos, dove si trova una tomba della quale si vede un lato inciso con questa scritta: D. JIMENA DIAZ, MUGER DEL CID, NIETA DEL REY D. ALONSO, EL. V. DE LEON. (Dona Jimena Diaz, moglie del Cid, nipote del re Don Alonso, quinto del nome, sovrano di Leon).
Piegato sul sarcofago aperto, Vivant-Denon sta per deporvi un teschio. Suo compagno di viaggio, il pittore strasburghese Benjamin Zix, inginocchiato dietro di lui, porge alcune ossa; la visione complessiva della cappella è ripresa quasi totalmente della composizione di un’acquerella del pittore Zix : Denon replaçant les ossements du Cid dans son tombeau, (Denon rimettendo le ossa del Cid nella sua tomba) attualmente a Strasburgo, Museo delle Belle Arti; detta acquerella fu tratta da un abbozzo eseguito in situ (A. E. Fragonard: Denon replaçant les ossements du Cid dans son tombeau (Denon rimettendo le ossa del Cid nella sua tomba)
(sempre più originale - n.d.r.), attualmente a Saint-Quentin, museo Antoine Lécuyer
(ce ne voleva per tutti – n.d.r.).
Il quadro del Roehn non rispetta la realtà storica
(Maaaa ? si diceva che il metodo fosse stato inventato da Staline ? - n.d.r.). In effetti, quando Denon soggiornò in Spagna con Zix, durante l’inverno 1808-1809, le ceneri del Cid e di Chimena non si trovavano più a San Pedro de Carena. Il sepolcro era stato appena violato da soldati francesi e il generale Thiébault (comandava la zona militare –n.d.r.) aveva fatto edificare nella città di Burgos una nuova tomba. Vi furono deposte le illustri ceneri dei quali solo Denon ebbe la possibilità di prelevare alcuni frammenti, da lui conservati con le reliquie d’altri protagonisti della Storia verso i quali dimostrava un appassionato interesse: Eloïse e Abelardo, Agnès Sorel, Iñès de Castro, Henri IV, Turenne, Molière, La Fontaine, Voltaire, Desaix e Napoleone (Desaix e Buonaparte che in Egitto e in Italia furono i suoi camerati… beeeh ! – n.d.r).

E gli occhi di Chimena? Prima di finire tra le mani sacrileghe di Vivant-Denon, fecero per secoli piangere la Spagna e, dal 1661, Parigi… Ecco, mi vengono in mente questi versi della Chimena di Corneille:
"...Pleurez, pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau! /La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau...".

Ossia (trad. di Ugo Dettore) "...Piangete, occhi, piangete, discioglietevi in acqua! / Metà della mia vita spense l'altra metà / E mi fa vendicare, in quest'ora funesta / Quella che non ho più su quella che mi resta..."

Le strane pratiche di Denon, invece... dimenticate…
Vostra C.

Risoluzione dell'enigma numero 1

La risposta corretta alla seconda domanda è arrivata; proviene dallo stesso commentatore...Essendo un’indagatrice bravissima (beh ! un blog si fa anche per dare alla gente la possibilità di conoscerci !!), ho scoperto la sua identità attraverso una rete di contatti che ci è comune (rete che finora – ahimé - non ha fornito molti lettori a questo mio bloggue !).
Questo giovane Ercole (fa pratica di pugilato), oltre al noble art (così si chiamava in Francia il pugilato nei secoli passati, ed era considerato arte nobile esattamente come la veneria, la cavallerizza, la pittura…) prende qualche volta il tempo di informarsi su la pittura neo-classica e sul teatro lirico, rovesciando ironicamente ogni nostro possibile pregiudizio.

Ad onor del vero, ho trovato, nella mia casella di posta personale, altre risposte; alcune corrette (non molto) altre… sventurate. Credevo di essere circondata da lumi (voglio dire che credevo nei studiosi illuminatissimi) ma nei fatti mi ritrovo nel buio !
Beh, non ne parliamo più ! Vedremo con il prossimo enigma, alquanto più difficile… E comunque basta lagnarsi: confesso che la mia situazione non è sempre disperata; mi sono divertita un mondo leggendo alcune risposte. Per castigare l’eccessiva prudenza di tutti quanti hanno voluto rispondermi privatamente – sebbene fossero giustissime le loro conclusioni - traduco e pubblico la risposta di Christophe, pervenuta ieri (mercoledì 25 giugno) alle ore 20.38, in punto:

"Il riferimento a Zaïre, evidentemente, risulta ingannevole, ma interessante in quanto facilita il ritrovamento della persona ritrattata…Giuseppina Grassini. E l’opera si chiama Giuseppina Grassini nel ruolo di Zaïre, dipinto nel 1804 (1805, secondo alcune fonti…)".

Grazioso, no? La risposta è maggiormente interessante in quanto allude alla questione controversa della datazione del quadro, e indirettamente al problema della datazione dell’opera lirica Zaïre, un punto sul quale avevo già previsto di scrivere qualcosa.

E’ arrivato un secondo commento… ma non lo commento (un tenero bacio, però).

La prossima volta... su quale tema scriverò ? Prima di tornare alla mia Elisa (per ora ancora addormentata nelle ombrose valli dell'oblio), devo spargere qualche luce sulle oscure chiarezze del ritratto della Grassini. Mi trovo infatti nella situazione del cantastorie orientale: ho proposto un enigma ed ora, per mero dovere di titolare di questo blog, ve ne devo narrare la storia, e le storie dentro la storia, e forse ancora le storie dentro le storie dentro la storia. Da dove principierò ? Come trovare il bandolo della matassa (non è il caso di dirlo) ?

L’immagine che illustra questa posta ? Rappresenta Arlecchino Incoronando il busto di Voltaire il 30 marzo 1778, ed è una chiara presa in giro dell'evento (vedi versione francese infra). Sotto il disegno, due versi: "E' bello riceverla /Quando la da Arlecchino". Si tratta della corona laurea, evidentemente... ed è, nel contesto del tempo, una dura critica ad un filosofo "nemico della tirannia" che però, presente nel teatro, accetta di facto l'omaggio ambiguo dell'aristocrazia (era presente nella sala il conte d'Artois, giovane fratello del re Luigi 16imo. L'autore dell'incisione (probabilmente eseguita su ordine di un nemico del filosofo) rimase anonimo, probabilmente per non dovere subire le conseguenze della sua pungente ironia (gli amici di Voltaire erano molto potenti). Stampato in molte copie, è anche un documento sul conflitto che per quasi duecento anni oppose i Comédiens Italiens (attori italiani) ai Comédiens Français (attori francesi) nella Parigi dell'Ancien Régime. Siamo nel 1778, e presto questa guerra del trucco contro la maschera finirà nel fragore della Rivoluzione...

Nella mia prossima posta, pubblicherò un'altra incisione sullo stesso tema. (Non fidarsi troppo dei miei “la prossima volta” già che, nel tempo che corre da questa mia promessa alla sua realizzazione possono raccogliere altre idee...).
L’incoronazione simboleggerebbe le mie lode a Christophe? Non esageriamo ! Preannuncia la mia prossima fatica (!) sulla Zaïre di Voltaire. Riparto dal 1732 ma non mi scordo della Vigée-Lebrun e neppure della Grassini… o di Elisa... Devo per forza iniziare da qualcosa. E da sempre le vie trasversali mi sono apparse più felicemente colorate.
Vostra C.

Post-scriptum 1: avete certamente notato le oscure chiarezze… ? E’ un’espressione molto nota ai francofoni che hanno studiato al collegio i testi di Pierre de Corneille, autore teatrale del Seicento. Fa parte di un verso dell’opera intitolata Le Cid (atto 4, scena 3, verso 1273). Vedete nelle sezioni schierate a sinistra, una media-bibliografia dedicata al Cid come personaggio della storia spagnola del medioevo, a Pierre de Corneille e al suo personale Cid nell'originale francese e nella traduzione di Eugenio Montale. Appena potrò, citerò il passo nella traduzione di Montale, sperando di riceverne (e di condividere con voi) la visione ispirata di un’oscura chiarezza che scende dalle stelle.

Post-scriptum 2: l’immagine che illustra la versione francese infra ? Rappresenta l’Incoronazione del busto di Voltaire, alla fine della sesta rappresentazione dell’Irène (e non di Zaïre come si sente dire, oppure si legge) sulla scena del teatro della Comédie Française, il 30 marzo 1778 (Irène è un altro cruente dramma di Voltaire). Incisa nel 1792 (nel periodo delle onoranze funebri che la Rivoluzione rese a Voltaire) è di Charles-Etienne Gaucher, tratta da un disegno di J.M. Moreau (detto "il Giovane") eseguito nel marzo 1778.

giovedì 26 giugno 2008

Résolution de l'énigme numéro 1


La seconde bonne réponse à l'énigme que je vous proposais est arrivée sur le bloggue, venant du même commentateur; grâce à mes qualités d'enquêtrice (eh bien? Un bloggue n'est-il pas fait pour se faire mieux connaitre ?!) j'ai découvert son identité sur un réseau qui nous est commun - et qui d'ailleurs, jusqu'à présent (soupir!) fournit trop peu de visiteurs à ce site. Ce jeune hercule aime la boxe (et sans doute pratique ce noble art) et, ne négligeant ni la peinture néo-classique ni l'opéra pré-romantique, bouscule ironiquement quelques idées reçues. J'ai trouvé d'autres réponses dans mon courriel, les unes correctes (pas beaucoup) les autres... désolantes. Ah! N'en parlons pas! Je me croyais entourée de lumières (je veux dire de savants) et en réalité autour de moi ce n’est qu’obscurité… On verra avec la prochaine énigme, plus difficile selon moi.

Assez gémi ! J’avoue que tout n’est pas triste dans l'état de bloggueuse : j'ai bien ri à la lecture de certains messages. J'ai choisi d'ignorer l’excessive prudence de ceux qui m'ont répondu en privé, et ne vous livre que la réponse qui fut hier, à 20h38, postée ici même par Christophe:

"La référence à Zaïre est évidemment trompeuse, mais intéressante, car on y retrouve donc facilement de qui est le portrait... Giuseppina Grassini. Et l'œuvre s'intitule donc "Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre" peint en 1804 (1805 selon certaines sources...)"

Joli, n'est-ce-pas ? La réponse est d'autant plus intéressante qu'elle fait allusion à la question de la datation du tableau (et indirectement au problème de la datation de l'opéra Zaïre) sur laquelle je comptais poster un texte.

Le second commentaire... pas de commentaire ! (une douce bise).

Et maintenant que posterai-je ?
Avant de retourner à Elisa, j'ajouterai quelques lumières aux obscures clartés qui environnent ce portrait de Giuseppina Grassini. Je me trouve maintenant dans la situation d'un conteur oriental: je vous ai proposé une énigme, vous l'avez résolue, mon devoir est de vous en raconter l'histoire, et les histoires dans l'histoire, et les histoires dans les histoires dans l'histoire. Par où vais-je commencer ? Et comment dénouer les noeuds qui enserpentent tous les liens entre les personnages ?

Et l'image en tête de cette poste ?
C'est "le Couronnement du buste de Voltaire par les actrices et les acteurs de la Comédie Française le 30 mars 1778" (à la fin de la sixième représentation d'Irène, autre drame sanglant de Voltaire!). C'est un travail de gravure d'un raffinement incroyable de Charles-Etienne Gaucher, exécuté à partir d'un dessin de J.M. Moreau dit "le Jeune". La prochaine fois j'en publierai un détail charmant (un conseil: ne croyez pas trop à mes "la prochaine fois" car je pourrais bien en être détournée par d'autres idées ou projets relatifs à ce blog). Dans la version italienne de cette poste (supra) vous en voyez une version ironique et anonyme: le couronnement du vieux poète par Arlequin, témoignage de la guerre qui opposa pendant près de deux siècles à Paris les deux troupes des Comédiens Français et des Comédiens Italiens.
Cette image symbolise mes louanges à Christophe ? Non, elle préannonce ma prochaine poste sur la Zaïre de Voltaire (il faut bien commencer par quelque chose).
Votre C.
Poste-scriptum 1 (eh, oui ! vous avez remarqué ? j'invente des mots !) : ..."les obscures clartés", vous vous souvenez ? C'est de... ? De...? De de Corneille, Pierre (comme on dit dans les administrations). Pierre de Corneille ! Mais bien sur ! Oui... mais encore ?C'est le début du récit de la bataille que le Cid remporte sur les ennemis de sa patrie; historiquement, heum, bon, y'aurait de quoi dire... mais poétiquement, musicalement ! Pour celles et ceux qui, comme moi, à travers les années douces ou âpres ont senti au moins une fois en eux, comme un écho, comme une vague, battre le tambour de ce récit de sang et d'effroi, voici quelques vers :

...Cette obscure clarté qui tombe des étoiles,
Enfin, avec le flux nous fit voir trente voiles,
L'onde s'enfle dessous et, d'un commun effort,
Les Mores et la mer montent jusques au port.
On les laisse passer; tout leur paraît tranquille...

(Le Cid, vers 1273 à 1277)

Et pour qui voudrait retrouver toute la tirade, et tous les Cid de notre adolescence avec le souvenir de Gérard Philipe, voir dans la colonne de gauche, la media-bibliothèque que je lui consacre.
Poste-scriptum 2 : pour illustrer la version italienne de cette poste j'ai inséré supra une gravure qui date de mars 1778; elle représente le même évènement dans une version ironique qui explique l'anonymat de l'auteur (Voltaire avait des ami puissants). Sous la scène, réduite au buste du vieux philosophe entouré de trois comédiens italiens, ces deux vers:

"Il est beau de la recevoir
Quand c’est Arlequin qui la donne."

il s'agit de la couronne de laurier bien sur... une allusion critique à la présence de divers membres de la noblesse (parmis lesquels le jeune comte d'Artois, frère du roi, futur Charles X) lors de ce couronnement symbolique. La gravure est aussi un document de la guerre impitoyable qui opposa pendant près de deux siècles la troupe de Comédiens Italiens à celle des Comédiens Français; un conflit qui prendra fin dans le tohu-bohu révolutionnaire avec la supression des monopoles de ces troupes en la matière et l'ouverture de nombreux théâtres (mais pas la supression de la censure...).

martedì 24 giugno 2008

Une demi-réponse...


Marie Elisabeth Louise Vigée-Lebrun - Autoportrait

Aujourd'hui, à 18:00 PM (je me sens le devoir d'ètre exacte) une timide réponse est parvenue sur le blog, rédigée en ces termes:
Hum... Je dirais Élisabeth Louise Vigée-Lebrun, non ?
Comment "non"? Oui. Bravo.
On a le nom du peintre ...et le sujet de l'oeuvre ? Qui est-ce ? Quel est son nom ?
Comme il est facile, à ce point, de comprendre que l'oeuvre représente une artiste de la scène, j'ajoute qu'il s'agit d'une cantatrice (mon allusion à Zaïre était un piège; il ne s'agissait pas de la pièce de Voltaire mais d'une oeuvre lyrique). Mais ce n'est pas "la signora Banti, petite insolente, ignorante et stupide" comme l'écrit Lorenzo Da Ponte dans ses mémoires, faisant allusion non plus au physique mais au caractère de cette disgracieuse diva (Ne serait-ce pas la Banti ? autre piège dans lequel quelqu'un(e) n'a pas manqué de tomber). Votre C.


Una mezza risposta...

Oggi alle ore 18:00 PM (sento il bisogno di essere precisa), une timida risposta mi è pervenuta sul blog; la traduco e comunico (nel caso non foste ancora in grado di aprire la casella “commenti” a piè di post):
Hum… direi Élisabeth Louise Vigée-Lebrun, no ?
Come “no”? Si. Bravo.
Abbiamo dunque il nome del pittore… e quello della persona dipinta ? A questo punto avrete capito che si tratta di un’artista della scena. Quale scena ? La scena lirica, operistica. È una cantatrice – una virtuosa del canto si diceva. Questo mio alludere a Zaïre era una trappola: che l'unica Zaire conosciuta rimane quella teatrale, scritta da Voltaire. Invece in questo caso la nostra cantante indossava le vesti dell’interprete principale di un’opera lirica eponima (completamente dimenticata, e però, però…) creata nel 1804.
Non si tratta della Banti “questa femminaccia ignorante, sciocca e insolente” (riuniva, si capisce, molte qualità) come scrive Lorenzo Da Ponte nelle sue Memorie (che si trattasse della Banti ? altra trappola nella quale altr(e)i sono caduti). Vostra C.

Silence sur le Net ?

Mon Petit Doigt Electronique (un beau nom pour un software!) m'a dit que depuis dimanche soir, au moins 50 personnes sont venues, ont vu, et sont reparties sans laisser de réponse aux questions que je pose dans la précédente poste : qui est le peintre du tableau joint au message? Qui est la personne représentée? Et cependant, directement à mon adresse courriel, hier soir, sous une forme un peu énigmatique mais qui ne laissait aucune place au doute, les bonnes réponses me sont parvenues, merci Pia (merci pour ne pas les avoir publiées dans un commentaire, ce qui fait que the show goes on et je reçois per courriel des messages débordants d'un humour involontaire).
A propos du blog lui-même vous êtes quelques-un(e)s à m'avoir écrit - toujours par l'intermédiaire de mon adresse courriel - que "BRAVO! J'AIME" (ça vient de France ou de Suisse) ou encore que "Brava! mi piace parecchio" (je vous laisse deviner d’où ça vient). Je suis donc portée à croire devant ma boite à courriels pleine et mon blog vide :
1/ que le système des réponses directes sur le blog par le canal des commentaires ne fonctionne pas. Dois-je préciser qu'il ne faut que cliquer sur la parole COMMENTI, un mot du vocabulaire italien certes, mais qui reste compréhensible pour l'ensemble des francophones ayant dépassé l'age de 6 ans.
et 2/ que la courtoisie (ou l'indifférence) de ceux qui n'aiment pas ce blog n'est plus un vain mot. Ai-je l'air si fragile que l'expression écrite (et néanmoins polie et mesurée je n'en doute pas) de votre désaccord me serait insupportable ? Non-non, vous pouvez y aller: "Vieillot, antique, pas de recherche graphique digne de toi (non, pas ça, ce serait presque un compliment...), pas branché pour un centime d'euro (ou encore pour un sou ad libitum) etc, etc.".

Retournons à notre tableau (qui n'a rien d'une bergerade; donc je ne ferai allusion ni aux moutons ni aux brebis). Je donne aujourd'hui 3 nouveaux indices :

- L'artiste qui l'a peint n'étant ni Ingres ni David, est parvenu à un néo-classicisme qui lui est propre (par ailleurs on le qualifie parfois de peintre du rococo tardif…) à travers d'autres maîtres que Joseph-Marie Vien ou Jacques-Louis David lui-même (qui fut le maître de Ingres).

- Je cite un passage (extrait des chroniques de l'année 1790) des Mémoires de notre mystérieux artiste comme on dit dans les pages de jeux des revues de mots croisés:

...Une de mes jouissances (...) à Rome, fut celle d'entendre de la musique, et certes, les occasions ne manquaient pas. La célèbre Banti s'y trouva pendant mon séjour. Quoiqu'elle eût chanté plusieurs fois à Paris, je ne l'avais jamais entendue, et j'eus cette jouissance à un concert qui se donna dans une galerie immense. Je ne sais pourquoi je m'étais figuré qu'elle avait une taille prodigieusement grande. Elle était au contraire très petite et fort laide, ayant une telle quantité de cheveux, que son chignon ressemblait à une crinière de cheval. Mais quelle voix! il n'en a jamais existé de pareille pour la force et l'étendue; la salle, toute grande qu'elle était, ne pouvait la contenir. Le style de son chant, je me le rappelle, était absolument le même que celui du fameux Pachiarotti…

- Le costume de la jeune femme est celui de Zaïre.

Je ne doute plus de recevoir, minimum minimorum, une cinquantaine de réponses. Votre C.

Post-scriptum (c'est le cas de le dire!): on comprend mieux la dernière phrase de l'extrait cité si j'ajoute que le portrait joint à ce post est celui de Gaspare Pachiarotti (1740-1821), l’un des derniers castrats, une voix qui rivalisait avec celles des soprani. On trouve parfois son prénom écrit Gasparo et son nom écrit Pacchierotti. Voyez dans la colonne de gauche pour des articles et des livres sur ce chanteur adoré des romaines et des vénitiemes.

Silenzio nella rete ?

Il Mio Personale Grillo Parlante (bel nome per un software!) mi ha detto che da domenica sera in poi, al meno 50 persone sono venute, hanno visto e se ne sono andate senza lasciare alcuna risposta alle domande che ponevo nel mio secondo post (ripeto: chi ha dipinto il quadro allegato al messaggio? Come si chiama la persona ivi rappresentata e qual’era il suo mestiere?). Ieri sera però, nella mia casella di posta elettronica, mi è pervenuto un messaggio pure enigmatico. Ma non ho avuto dubbi: Pia conosceva le risposte giuste! Grazie Pia per non avere mandato un commento, lasciando che l’enigma rimanesse intero ancora per un poco: and the show goes on.

A proposito di questo blog, alcune(i) di voi mi hanno scritto direttamente che « BRAVA, MI PIACE PARECCHIO » (questo dall’Italia ovviamente) e che « BRAVO ! J’AIME BIEN! » (vi lascio indovinare da dove…). Devo dunque convincermi:

1/ che il sistema delle risposte dirette sul blog (i cosìdetti “commenti”, sotto ogni mio messaggio, da clicare per comunicare con me, rispondere al post, ecc.) non funziona.

e 2/ che la cortesia (oppure l’indifferenza) di chi non apprezza questa mia fatica ha raggiunto una vetta. Appaio così debole che la lettura di un vostro giudizio negativo mi risulterebbe insopportabile? No-no! Potete sfogarvi: “è troppo antiquato, non un briciolo di modernità, niente grafica degna del tuo curriculum (no, questo no: sarebbe quasi una lode)” e così via stroncando energicamente (con garbo però, mi raccomando) questo mio tentativo…

Torniamo all’enigma, torniamo al Nostro Quadro, al Nostro (pittore), e al nostro soggetto: oggi, sentendomi in vena di generosità, vi offro tre nuovi indizi:

- il pittore non è Ingres, non è Jacques-Louis David (metto il nome per differenziarlo da David d’Angers), non ha avuto come maestro né Vien (fu il caso di David) né David (come Ingres). Sua maniera - per me alquanto neoclassica ma non sono un critico d'Arte - è chiamata da alcuni critici di tardo rococo.

- ora vi propongo un passo del suo diario (dall’anno 1790):

“…Uno dei miei godimenti (…) a Roma, fu quello di sentire della musica, e di certo gli occasioni non mancavano. La famosa Banti vi si trovava durante il mio soggiorno. Benché lei abbia ripetutamente cantato a Parigi, non l’avevo mai sentita ed ebbi questo godimento a un concerto che si diede in una stanza immense. Non so perché me la immaginai di un’altezza prodigiosa. Al contrario, era piccolissima e molto brutta, avendo una quantità di capelli tale che la sua crocchia assomigliava alla crinera di un cavallo. Ma la voce! Non fu mai una simile per la potenza e per l’estensione della tessitura; la sala, per vastissima che fosse, non la poteva contenere. Lo stile del suo canto, me lo ricordo, era esattamente lo stesso di quello del celebre Pachiarotti…”

- il costume della donna dipinta è quello che adoperò nel ruolo di Zaire.

Ora non dubito di ricevere un sacco di risposte, per lo meno 50. Vostra C.

Postscriptum: si capisce meglio la fine della citazione se aggiungo che Pachiarotti (1740-1821) fu uno degli ultimi castrati. Il suo nome si trova riferito tal volta Gaspare, tal altra Gasparo. Il suo cognome si trova anche scritto con la grafia Pacchierotti. Vedete nella parte sinistra dello schermo, i riferimenti per alcuni articoli e libri su questo cantante.